L'anxieux

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Aveu

Publié le dimanche 10 avril 2005

Je sais bien qu'irritable, exigeant et morose
insatisfait, jaloux, malheureux pour un mot
je te cherche souvent des querelles sans cause...
Si je t'aime si mal, c'est que je t'aime trop.

Je te poursuis. Je te tourmente. Je te gronde....
Tu serais plus heureuse, et mieux aimée aussi,
si tu n'étais pour moi tout ce qui compte au monde
et si ce pauvre amour n'était mon seul soucis.

Paul Géraldy

A en user et en abuser

Publié le vendredi 8 avril 2005

Se battre contre soi-même ........................................ pour Isabelle ...

Vivre avec un anxieux

Publié le jeudi 7 avril 2005

J'ai trouvé cette analyse sur l'anxiété à travers son entourage sur ce site. Pas de leçon à en tirer mais juste une réflexion de plus dans la recherche de LA solution ou plutôt MA solution ...

Christophe André, psychiatre spécialiste de l’anxiété, est l’auteur notamment de “Petites Angoisses et Grosses Phobies” (Le Seuil, 2002).

Toujours obsédé par l’idée de la mort, je médite constamment. Je ne cesse de me demander s’il existe une vie ultérieure, et s’il y en a une, peut-on m’y faire la monnaie de vingt dollars ? »

Tous les anxieux ne sont pas aussi drôles que Woody Allen, mais tous imposent à leur entourage ce mélange détonant de préoccupations métaphysiques et de soucis à propos de la vie quotidienne. Vivre à leurs côtés peut être source de malentendus, de conflits, d’usure. Mais cela peut aussi s’avérer une richesse, et une occasion de se poser quelques questions utiles sur soi-même et le sens de la vie…


Entendre sa quête
Pour la personne anxieuse, il y a deux certitudes : le monde est plein de dangers potentiels, et l’on ne peut y survivre qu’avec un maximum de précautions. L’anxiété pousse donc à anticiper en permanence les difficultés, à développer une vigilance constante et excessive, dans l’espoir irréaliste de s’approcher du risque zéro. De l’extérieur, cette quête paraît illusoire et coûteuse, mais comment l’expliquer à l’anxieux ? Comment ne pas s’irriter de ses réactions et dialoguer plus efficacement avec lui ? Inutile de nier les problèmes imaginés par lui, ils soit toujours "possibles".

Car l’anxiété n’est pas un délire, mais une amplification ou une anticipation de difficultés réelles. Mieux vaut discuter avec lui du coût de son anxiété et de ses tentatives pour éviter le pire : « En vacances à l’étranger, on peut se faire avoir par un chauffeur de taxi ou un restaurateur indélicats. Mais errer des heures à la recherche de l’adresse sûre, est-ce que cela ne va pas nous gâcher les vacances bien davantage que de se faire avoir de temps en temps ? »


Patience et tolérance
Malgré les apparences (et malgré ce que croient ou veulent faire croire les anxieux), l’anxiété n’est pas une vision neutre et rationnelle, mais repose sur un socle émotionnel et subjectif important. Si vous voulez faire réfléchir l’anxieux à ses excès, vous aurez donc intérêt à éviter, si possible, de discuter à chaud, lors des bouffées d’inquiétude, et à préférer parler au calme, après coup. Faites preuve de patience et de tolérance : il lui faut toujours du temps pour changer, et vos efforts sont des investissements sur le long terme. Il est d’ailleurs toujours utile de s’interroger sur ses propres motivations à aider un anxieux à l’être moins : sont-elles égoïstes, pour ne pas se laisser imposer des habitudes de vie que l’on ne désire pas ? Altruistes, pour ne pas laisser un proche s’enfoncer dans l’inquiétude ? Les deux, pour ne pas voir la personne anxieuse s’éloigner et s’isoler ? Dans tous les cas, le dialogue ne sera utile que si la personne anxieuse se sent respectée : « Je sais que tu vois les choses de cette façon, mais je les perçois différemment », et non jugée : « Tu as un problème, écoute-moi. »

Bien souvent, les anxieux ont le sentiment que leurs inquiétudes sont fondées, que les non-anxieux sont inconscients des vrais problèmes de l’existence. Inutile de transformer le dialogue en partie de ping-pong d’arguments et de contre-arguments sur la dureté de l’existence, et la différence entre anxiété et lucidité. L’intelligence a souvent besoin de l’expérience pour être convaincue : il est nécessaire à l’anxieux de tester in vivo de nouvelles façons de faire. Par exemple en matière d’hypercontrôle : les anxieux sont littéralement allergiques à l’incertitude – à leurs yeux, elle ne peut que cacher des menaces et des risques – et à l’improvisation. Plutôt que d’exhorter la personne anxieuse à "faire confiance à la vie", on peut lui proposer de prendre le "risque" de renoncer à ses habitudes et de faire des petits tests : recevoir des amis sans avoir préparé le repas plusieurs jours à l’avance, partir en week-end à l’aventure sans avoir réservé… Que se passe-t-il alors ? Des problèmes surviennent-ils ? Si oui, sont-ils des catastrophes ou des incidents ? Peut-on y survivre ?


L’anxiété a aussi du bon
Sachez, enfin, reconnaître les bénéfices de l’anxiété. Car elle peut avoir des avantages : le souci du détail, le perfectionnisme, l’anticipation des problèmes, tout cela peut rendre des services (notamment en milieu professionnel : les patrons aiment bien les collaborateurs légèrement anxieux). Il est légitime de vérifier que vous ne vous reposez pas trop sur la personne anxieuse pour vous décharger de tâches stressantes : éducation des enfants, gestion des finances… Ne soyez pas non plus perfectionniste dans la pression que vous exercez sur vos proches anxieux, car il existe un "bon usage de l’anxiété".

C’est le but, d’ailleurs, des traitements que l’on prescrit : il ne s’agit pas de la supprimer (ce qui serait irréaliste) mais de la contrôler. Une anxiété utile est celle qui attire notre attention sur les problèmes, qui nous fait agir pour les éviter, et qui nous laisse ensuite profiter de l’existence. Et à ce titre, l’anxiété est précieuse : elle nous rappelle que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, que l’adversité rôde et qu’il est urgent de profiter des bons moments.

Train-train

Publié le jeudi 7 avril 2005

Comme le train, un échec peut en cacher un autre.

Ephémères

Publié le mercredi 6 avril 2005

"Mais quel est cet enfant qui saute à pieds joints dans la flaque de tes yeux?"

"Même brièvement il faudrait avoir le courage de refaire sa vie ailleurs qu'à l'endroit où on ne peut que la prolonger."

Merci Ephèmères d'aussi bien exprimer ce que je ressents: La tristesse fataliste.

Partir loin, loin, loin ...

Publié le mercredi 6 avril 2005

Certains couples ne peuvent se séparer à cause des enfants. Donc de quoi parlent-ils entre eux? Des enfants.

Certains individus ne peuvent se séparer à cause du boulot. Donc de quoi parlent-ils entre eux? Du boulot.

Certaines familles ne peuvent se séparer à cause de l'héritage. Donc, de quoi parlent-ils entre eux? De l'héritage.

D'autres ne peuvent pas se séparer à cause de leur manque de courage. Donc, de quoi parlent-ils entre eux? Ils se plaignent.

Ca donne pas envie d'aller très, très loin tout cela ...

Rien de rien

Publié le mercredi 6 avril 2005

Maintenant qu'il ne reste rien, que je demande plus rien, que je ne propose plus rien, ...
je vois plus clair sur les véritables envies d'être ensemble: Rien.

Comme deux inconnus ...

Aimer, pourquoi quoi faire?

Publié le lundi 4 avril 2005


Un ami, c’est pratique : Un ami, on appelle seulement quand on en a besoin. Avec un ami, toutes les intentions sont suspectes. Il a forcement une idée derrière la tête. Un ami, c’est jamais méfiant : On peut lui faire avaler n’importe quel mensonge à un ami. On prend un ami pour le bricolage, un autre pour le confort, un autre …

Un ami, c’est vraiment pratique : Quand on en a plus envie, on lui fait ressentir. Pas la peine de lui dire. Du balai. De toute façon, un ami, ça se remplace. D’ailleurs, j’en vois déjà un qui fera bien l’affaire. Un collègue, ça occupe le temps laissé disponible par la démotivation.

Je ne m’aime pas beaucoup alors pourquoi demanderais-je à quelqu’un de m’aimer?

Epouvantail

Publié le dimanche 3 avril 2005

"T'as vu Papa, j'ai dessiné un avion. Il est beau, hein?" Il était l'heure prévu pour l'attérissage de l'avion d'Isabelle. Pur hasard du rappel, s'il m'en était besoin. Dans ma tête, je compte une demi-heure pour récupérer les bagages. J'en rajoute autant pour la voiture. Et je branche mon téléphone, me met à l'écart ... au cas où ...
Peut-être aura-t-elle envie d'appeler autant que j'ai envie de l'entendre.
Rien à cette heure, donc c'est que tout va bien. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Elle n'a pas besoin des validations de son épouvantail.

Tourne, tourne ....

Publié le vendredi 1 avril 2005

Ca fait tellement longtemps que je tourne autour de toi. Laisses-moi atterrir près de toi.

Les pruniers sont en fleurs

Publié le jeudi 31 mars 2005

Tu peux revenir, les pruniers sont en fleurs

Je t'attends

Publié le jeudi 31 mars 2005

La solitude

Publié le mardi 29 mars 2005

"La solitude est très belle.... Quand on a près de soi quelqu'un à qui le dire"

Manu-reva

Une nuit sans sommeil

Publié le lundi 28 mars 2005

Minuit: Le décalage horaire et l'heure du couché est d'autant repoussé. Une pensée pour Isabelle avant de chercher le sommeil. Que fait-elle? Où est-elle en ce moment même? Est-elle bien arrivée? Si elle avait voulu, elle m'aurait mis un message rapide sur mon répondeur. Elle veut faire une coupure totale. Normal.

Une heure: L'autre soir en se quittant, nous aurions du nous serrer l'un contre l'autre. Différemment de ses autres amis. Mais, elle m'avait reproché de l'acheter en lui offrant cette soirée. Donc, je n'ai pas pris l’initiative. Peut-être qu'elle n'aurait pas su me dire non. Alors, j'ai espéré qu'elle me le demande. Hum, en vain.

Et ainsi de suite jusqu'à huit heure: Il s'en suit une nuit sans sommeil mais avec une énorme angoisse, de délire, de jalousie. Je m'autocensure. Crainte d'être démasqué.

Je m'en veux ...

Loin des yeux, loin du coeur

Publié le dimanche 27 mars 2005

Et à chaque fois, c'est pareil. Nous nous séparons à l'occasion des vacances respectives et à chaque fois, je suis effondré. Trop sensible, trop amoureux, trop conscient de la fragilité de nos moments d'intimité.

Un "au revoir" sur cette aire d'autoroute après cette soirée tant attendue et nous nous sommes embrassés. J'ai souhaité très fort qu'elle me demande de la prendre mes bras. Le sentiment qu'elle a été acheté. Je me suis abstenu.
J'avais accroché un sourire à mon visage, ma main tendue vers mon ange. La porte de la voiture refermée, mes yeux se sont embrouillés. Sa voiture dans mon rétroviseur était floue.

Je connais parfaitement l'issue de notre vie ensemble. Il ne nous reste que quelques mois au mieux. Et puis, nous ne nous verrons plus: "Loin des yeux, loin du coeur". Cinq ans de bonheur intense, discret, profond, respectueux.
Si je regrette? Oh non. A refaire, je referais pareil.

Avant Isabelle, j'étais un humanoïde du boulot; en son absence, je le redeviens, avec la rage d'oublier son image sous une avalanche de chiffres. Et m****, je rêve toujours d'elle ...

Loin des yeux, toujours près de mon coeur...