L'anxieux

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Oeillères estivales

Publié le jeudi 20 juillet 2006

Chappatte

Les singes

Publié le mercredi 19 juillet 2006

Imaginons la situation suivante. En se déplaçant dans son établissement, un gestionnaire croise, de façon inattendue, l'un de ses subalternes. Il le salue bien chaleureusement. Ce dernier le salue à son tour, mais en profite pour progressivement lui refiler un « singe » : Bonjour monsieur le directeur. À propos, nous avons un problème. Figurez-vous que... Pendant que le subalterne parle, progressivement le gestionnaire « s'approprie » le problème – nous avons un problème – mais il n'a pas le temps de s'y attarder ou juge peu prudent de prendre une décision expéditive. Dans une telle situation, il rompra la conversation par une formule du genre : Merci de m'en avoir parlé. Je suis pressé pour le moment, mais je vais y penser et nous en reparlerons.

Vivre et survivre avec des singes:
Malgré les efforts que peut réaliser un dirigeant pour développer l’initiative et l’autonomie de ses collaborateurs et subordonnés, il demeurera toujours confronté à l’élevage d’une certaine ménagerie de primates. Dans le feu de l’action, dans le pilotage du changement, entre les prescriptions de l’idéal et les résistances du pays réel, bien des singes sont au rendez-vous. En conséquence, il nous apparaît judicieux de formuler quelques règles de conduite sur l’alimentation des singes.

Règle numéro 1 - Dans tout cycle annuel des tâches, il y a des périodes de grande migration de singes que tout dirigeant doit prévoir pour organiser son temps en conséquence. À défaut, il devra transformer son bureau en ménagerie.

Règle numéro 2 - Chaque singe doit être nourri ou éliminé. Faute de cela, même dans un état mourant, un singe a de grandes capacités de résurrection et un dirigeant peut consacrer bien du temps à des activités funéraires.

Règle numéro 3 - La population de singes devrait être gardée en dessous du nombre maximum que le dirigeant a le temps de nourrir. Pour réaliser ce projet, il doit s’assurer que ses collaborateurs ou ses supérieurs ne lui transmettent pas un singe qui n’a pas été au préalable l’objet d’une certaine préparation.

Règle numéro 4 - Cela ne devrait pas prendre plus de 5 à 15 minutes pour nourrir un singe bien préparé de la variété simius vulgaris. Au terme de ces minutes de rencontre, si le dirigeant décide de poursuivre l’échange, c’est qu’il y prend plaisir, et que, pour l’instant, il a peu d’autres activités, ou encore que le singe était insuffisamment préparé et il se tient maintenant à califourchon sur les épaules des interlocuteurs. Dans ce dernier cas, il doit être vigilant et doit s’assurer de bien identifier, à la fin de la rencontre, qui est le propriétaire du singe.

Règle numéro 5 - Les singes ne devraient être nourris que sur rendez-vous. Le gestionnaire ne devrait pas être à l'affût de singes affamés pour les nourrir à mesure qu'ils tombent entre ses mains.

Règle numéro 6 - Les singes devraient être nourris en personne ou par téléphone, jamais par la poste. Dans ce dernier cas, le dirigeant se retrouvera avec le singe. Le matériel écrit peut s'ajouter à l'alimentation, mais ne peut la remplacer.

Règle numéro 7 - Chaque singe doit se voir assigner « une heure d'alimentation » et « un niveau d'initiative ». Ces derniers peuvent être changés n'importe quand, d'un commun accord, mais ne doivent jamais devenir vagues ou indéfinis sans quoi ils mourront de faim ou se retrouveront sur l'épaule du gestionnaire. Enfin, la règle des règles consiste à être toujours soucieux à expliciter son action, à clarifier les mandats et à s'assurer que les tâches octroyées soient bien comprises et, dans la mesure du possible, acceptées.

Article complet : ici

Se battre

Publié le mercredi 19 juillet 2006

Je relis mon billet précédent. C'est dépressif! Mais je me bats.

Je cherche à me faire plaisir: Manger dans des restaurants, différents chaque jour, trouvés au détour d'un déplacement. Discuter avec le restaurateur ou la serveuse. Poser la voiture dans un joli village et faire quelques pas avec mes chaussures cirées parmi les touristes en bermuda. Echanger avec un inconnu de la canicule et du beau temps.

Je cherche à retrouver un plaisir semblable à celui que je vivais avec Isabelle. Une ouverture à un autre monde.

Je cherche encore. Elle me manque toujours.

Se reconstuire

Publié le dimanche 16 juillet 2006

Je débute au sein de ma nouvelle entreprise mi-août. J’en suis vraiment content, très satisfait de l’enchaînement des évènements. Actuellement, en préavis, j’ai du mal à revenir dans un environnement qui a très vite changé depuis ma perte de fonctions. On me regarde comme un has-been. Il y a trop de souvenirs aussi…

L’avenir est le plus important : Je vais avoir de nouvelles fonctions, dans une nouvelle entreprise avec des projets importants et productifs pour un Groupe, troisième français dans son métier. Je pense avoir une autonomie importante dans mon poste, être un relais inter-services. Dans mon esprit, j’ai déjà mis en place une certaine organisation pour mon intégration. Il faut dire que suite à près de 7 heures d’entretiens d’embauche, d’un travail préparatif aux rencontres important, j’ai un avis primaire assez précis.

J'en attends beaucoup car tout serait parfait si je n’avais pas encore deux échecs dont je ne parviens pas à me soustraire :

- Mon entreprise-à-moi me prend encore beaucoup d’énergie et d’argent. Je me rends compte que je ne suis pas fait pour être un dirigeant d’entreprise et que chaque décision est difficile à assumer pour peu qu’il y ait conflit humain à la clé. Je me sens très seul, bloquer dans un système. C’est difficile.

- Mes sentiments pour Isabelle sont toujours intacts. Elle est merveilleuse. La distance n’y fait rien. Je me prends la tête comme elle le déteste: Encore un coup de ma immaturité sentimentale. Car je me refuse de laisser le temps-qui-passe faire son travail : Peu à peu, qu’il soit normal de ne plus se donner de nouvelles, qu’il soit évident de ne plus se répondre, qu’il soit certain de faire parti du passé et des souvenirs. Isabelle me sent aigri. Je suis d’une tristesse sourde et profonde. Elle m’a écrit se sentir responsable. Je n’ai pas su lui répondre que non, elle n’est pas coupable d’avoir mis sa priorité dans d’autres vies. Nous n'avons pas d'autres choix de se satisfaire d'une relation virtuelle au gré des fritures et des coupures téléphoniques sur la route de nos déplacements et puis qui va dépendre de la facture de nos opérateurs. Perdre Isabelle est douloureux, d'autant plus que cela devient une évidence et non décidé ensemble.

Dans tout ce que je fais, j’aime être maître de ce que je vis. Pas forcément en être responsable, mais surtout ne pas avoir à le subir. J'ai une haine pour le fait-accompli. D’où une certaine tendance à broyer du noir pour espérer meilleure issue.

Bref, après quatre mois de séparation, je ne suis pas parvenu à combler son vide et son regard me manque pour donner de l’intérêt à mes nombreuses activités. Je compte beaucoup sur ce nouvel emploi pour me reconstruire, peu à peu … J’y compte beaucoup (Qui a dit trop ;) ?) …

Faudra pas recommencer

Publié le mardi 11 juillet 2006

Tagore

Publié le lundi 10 juillet 2006

Laisse subsister ce peu de moi par quoi, je puisse te nommer mon tout.
Laisse subister ce peu de ma volonté par quoi je puisse te sentir de tous cotés,
et venir à toi en toutes choses, et t'offrir mon amour à tout moment.
Laisse seulement subsister ce peu de moi par quoi je puisse jamais te cacher.
Laisse seulement cette petite attache subsister par quoi je suis relié à ta volonté,
et par où ton dessein se transmet dans ma vie : c'est l'attache de ton amour.

Rabindranath Tagore (Le Jardinier d'amour) Extrait de Gitanjali (l'Offrande lyrique)

Spam

Publié le dimanche 9 juillet 2006

Installation d'un anti-spams dans les commentaires: Captcha pour Dotclear

Lu quelque part

Publié le jeudi 6 juillet 2006

Ne quitte jamais celui que tu aimes pour celui qui te plais, car celui qui te plais te quittera pour celui qu'il aime.

Voila à quoi on ressemble ...

Publié le jeudi 6 juillet 2006

Pourquoi tant lui écrire?

Publié le dimanche 2 juillet 2006

Écrire, c'est la manière la plus ostentatoire de garder silence. C'est caresser l'espoir qu'un chapelet de mots puisse déboucher sur une parole vraie.

Marc Gendron


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