L'anxieux

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Putain, j'ai le blues

Publié le mardi 31 mai 2005

Mon amante a les vertus de l'eau

Publié le mardi 31 mai 2005

Mon amante a les vertus de l'eau : un sourire clair, des gestes
coulants, une voix pure et chantant goutte à goutte.

Et quand parfois, malgré moi - du feu passe dans mon regard,
elle sait comment on l'attise en frémissant : eau jetée sur les
charbons rouges.

Mon eau vive, la voici répandue, toute, sur la terre ! Elle glisse,
elle me fuit ; - et j'ai soif, et je cours après elle.

De mes mains je fais une coupe. De mes deux mains je l'étanche
avec ivresse, je l'étreins, je la porte à mes lèvres :

Et j'avale une poignée de boue.

Victor SEGALEN (1878-1919) (Recueil : Stèles)

Nouvelle version

Publié le lundi 30 mai 2005

Passage à la version Dotclear 1.2.1 sans problème, ce week-end.

Dimanche soir

Publié le dimanche 29 mai 2005

Contre le blues du dimanche soir, j’ai une organisation répétitive très rassurante de vieux garçon type Mr Collignon (Amélie Poulain) :
- Allumer mon portable
- Sortir les poubelles
- Préparer les sacs à recyclage
- Fermer les volets
- Noter la consommation d’électricité de la semaine, en faire la courbe sur Excel
- Organiser mon travail du lendemain
- Lire mes messages
- Consulter mon blog
- Cirer mes chaussures, les aligner le long de la porte
- Ecrire un SMS mûrement réfléchi pendant toutes les taches précédentes pour accompagner Isabelle sur la route
- Eteindre mon portable
- Prendre une douche
- Me coucher
Heureusement, le reste de la semaine, c’est l’inorganisation totale. Ouf!

Je la vois partout

Publié le samedi 28 mai 2005

Très jolies bellaminettes

Fin de semaine

Publié le vendredi 27 mai 2005

Je suis épuisé. J'en peux plus. Sur les rotules. Le week-end arrive à point. Objectif: Dormir et dormir.

Les crises d'angoisse sont parties aussi mystérieusement qu'elles sont apparues, il y a deux ans jour pour jour. Comprends pas. Maintenant, c'est reparti comme avant ces crises de panique: Plein de travail, plein de vies, libre. J'empile les projets, les rêves, les opportunités. Peur de rien.

Et puis, il y a toujours mon Isabelle. Mon repère, mon oasis, mon amour. Elle est pleine d'hésitations, pleine de doutes, troublante. Elle voit la vie avec une si grande maturité, une si grande spontanéité qu'elle appelle maladresse. C'est la couleur de ma vie depuis cinq ans.
Ma passion pour elle lui fait peur, ma tendresse l'inquiète, mon insistance l'indispose. Elle ne veut pas avoir à me dire "NON". Si je m'approche, si nous passons une journée à la mer, je sais que durant plusieurs jours, plusieurs semaines, nous ne nous verrons plus. Comme pour retrouver un équilibre, effacer une méfiance, recréer une envie de me voir.

Elle me manque alors je m'abrutie au boulot pour tenter de l'oublier... Je lui ai promis de ne pas me morfondre de cette situation. Je sers les poings, j'ai mal. Même pas un projet ensemble auquel me raccrocher.

Mélancolie

Publié le mercredi 25 mai 2005

Mélancolique, en cette période. Du mal à écrire ici, du mal à me bouger. Un peu triste, aussi. J'ai fais une croix sur beaucoup de mes rêves. J'en ai réalisé certains, super. J'ai échoué sur d'autres.

J'ai réussi le coté matériel, le pouvoir, les responsabilités, les risques.

Mais, mes sentiments pour Isabelle sont si forts qu'ils ne peuvent qu'appartenir aux rêves.

Ouais, c'est un peu l'automne en ce printemps

La quête

Publié le vendredi 20 mai 2005

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile

Telle est ma quête,

Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance

Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour

Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux

Brûle encore, bien qu'ayant tout Brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.

Jacques Brel

Arc-en-ciel

Publié le vendredi 20 mai 2005

Quelques crayons de couleur pour dessiner un arc-en-ciel

Qui?

Publié le vendredi 20 mai 2005

Mais qui est cet anonyme qui t'envoie des mini-messages mystérieux?

Panneau

Publié le jeudi 19 mai 2005

Ecrire en lettres rouges
Les mots difficiles à dire
Afficher aux feux tricolores
De ton carrefour

Seule tu sauras
Que c'est pour toi
Que c'est de moi
Ton fou de toi

Et voilà

Publié le mercredi 18 mai 2005

Voilà, j'ai pris la décision de ne plus suivre la psychanalyse, après près de 8 mois, une fois par semaine. J'ai pris cette décision en plein boom de travail et de pression en tout genre, en pleine exposition. J'ai pris cette décision seul.

J'avais besoin d'un soutien anonyme pour y voir plus clair, pour trouver une voie, une réponse à mes questions. Je continuerai seul ou plutot en confiance avec les personnes qui m'entourent. Car je persiste et je signe (voir plus bas ...), je suis persuadé que la confiance aux autres renforce la confiance en soi d'où l'importance de choisir les personnes en qui avoir confiance.

En être convaincu, sans être naïf, c'est croire qu'il est possible d'agir à travers et pour les autres, c'est de se donner la force grace aux autres pour aller plus loin, c'est se donner les moyens de se renforcer soi-même.

Le language des fleurs

Publié le mercredi 18 mai 2005

La giroflée avec l'abeille
Folâtre en baisant le vieux mur;
Le chaud sillon gaîment s'éveille,
Remué par le germe obscur

Victor Hugo

Et dans 150 ans

Publié le samedi 14 mai 2005

et dans 150 ans
on s'en souviendra pas
de ta première ride
de nos mauvais choix
de la vie qui nous baise
de tous ces marchands d'armes
des types qui votent les lois
là-bas au gouvernement
de ce monde qui pousse
de ce monde qui crie
du temps qui avance
de la mélancolie
la chaleur des baisers
et cette pluie qui coule
et de l'amour blessé
et de tout ce qu'on nous roule
alors souris

et dans 150 ans
on s'en souviendra pas
de la vieillesse qui prend
de leurs signes de croix
de l'enfant qui se meurt
des vallées du tiers monde
du salaud de chasseur
qui descend la colombe
de ce que t'étais belle
et des rives arrachées
des années sans sommeil
cent millions d'affamés
des portes qui se referment
de t'avoir vu pleurer
de la cour solennelle
qui condamne sans siller
alors souris

et dans 150 ans
on y pensera même plus
à ceux qu'on a aimé
à ceux qu'on a perdu
allez vidons nos bières
pour les voleurs des rues
finir tous dans la terre
mon Dieu quelle déconvenue
et regarde ces squelettes
nous regardent de travers
mais ne fais pas la tête
ne leur fais pas la guerre
il ne restera rien
de nous pas plus que d'eux
j'en mettrais bien ma main
à couper au feu
alors souris

et dans 150 ans
mon amour toi et moi
on s'ra doucement dansant
deux oiseaux sur la croix
dans ce bal déclassé
et encore je vois large
P't-être qu'on s'ra repassés
dans un très prochain naufrage
mais y'a rien d'autre à dire
et veux rien te faire croire
mon amour mon amour
j'aurai le mal de toi
mais y'a rien d'autre à dire
je veux rien te faire croire
mon amour mon amour
j'aurai le mal de toi
mais que veux tu

Raphael - Caravane

Caresse

Publié le vendredi 13 mai 2005

Adossé à la fenêtre, le portable à l'oreille, je déguste la caresse de ses mots tendres; un frisson me parcoure le dos, le coeur bat la chamade, les yeux brillent dans la nuit. Impossible de dire les phrases qui assurent. Maladroit. Le temps doit s'arrêter.